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Sud : quelles
perspectives
La 5ème Réunion du Groupe Sud s’est
tenue à Paris, les 29 et 30 octobre 2003, au Ministère des Affaires Etrangères.
Une rencontre de haut niveau, ouverte par le Directeur Général de la Coopération
Internationale et du Développement. Trois enseignements majeurs : ð
L’objectif prioritaire du Groupe Sud se précise. Les débats autour
du dernier thème de la réunion : " Quel rôle pour le Groupe Sud" ? résument à eux seuls,
l’espoir que l’on place sur cette structure pour approfondir le concept
de Gouvernance démocratique, objectif pour lequel il avait été créé. Et
effectivement, au cours de cette réunion, tout concourait à explorer les
différentes facettes de la Gouvernance démocratique : les tendances
des dernières manifestations internationales relatives à la Gouvernance,
les évolutions récentes de ce concept, la problématique développent,
gouvernance et culture, les projets d’appui à la Gouvernance en Afrique
australe, l’émergence et le renforcement de la Gouvernance locale à
travers la dernière réunion Africités de Yaoundé, les projets C2D, la
gouvernance mondiale, l’anti-corruption et l’éthique, le programme
mobilisateur " Gouvernance démocratique" et le projet
d’appui au développement de l’Administration électronique du Ministère
Français des Affaires Etrangères, les situations
post-crise et post conflit, les valeurs traditionnelles africaines et
la problématique de leur intégration dans le droit positif. Toutes ces questions étaient abordées dans la perspective de mettre en évidence en quoi elles pouvaient enrichir le concept de gouvernance démocratique. Le Groupe Sud s’affirme donc comme lieu d’approfondissement de ce concept. ð
La
francophonie s’implique Il est significatif que l’Agence Intergouvernementale de la Francophonie ait accueilli la réunion du Groupe Sud au deuxième jour de ses assises. C’était sans doute l’occasion pour elle, ainsi que pour l’Agence Universitaire de la Francophonie, de présenter leurs projets de coopération administrative et juridique. Mais c’était surtout l’occasion pour elle de s’interroger, une fois de plus, sur la pertinence même de l’engagement pour une gouvernance démocratique, alors qu’elle s’est investie, depuis plusieurs années, pour la primauté de l’Etat de droit comme facteur déterminant du développement institutionnel. Devant l’ampleur du phénomène mondial de la gouvernance, cette interrogation ne devrait pas paraître comme de la résistance, de la résignation ou de la capitulation, mais comme une démarche critique légitime devant un phénomène nouveau dont on ne peut préjuger de la durabilité. Et effectivement, la Francophonie, convaincue a présent qu’on ne peut rester indifférent devant ce phénomène mondial, n’exclut plus de prendre des initiatives idoines en vue de son implication dans le domaine de la gouvernance. ð
L’OFPA doit se restructurer La 5ème Réunion du Groupe Sud a été marquée par un soutien fort à l’OFPA. En effet, outre la place importante qui lui était réservée dans le programme de la réunion, la plupart des participants ont relevé l’importance des missions de cette Institution, et le fait qu’aucune structure africaine ne les prend en charge. En conséquence, l’OFPA mérite le soutien des partenaires au développement, et plusieurs pistes ont été dévoilées, dont l’exploration permettrait à l’Institution de trouver ses marques. Toutefois, une condition préalable a été posée : la restructuration de l’OFPA, ainsi que le changement de son mode de fonctionnement. C’est à cette condition qu’il pourra bénéficier de l’appui de plusieurs partenaires au développement, abriter de nouveaux programmes, et s’ouvrir à certaines institutions internationales.
Professeur Jacques Mariel NZOUANKEU Lisez
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