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Règlement de médiation sociale de l’OFPA
C’est devenu un lieu commun de rappeler
que la récurrence des conflits sociaux dans les fonctions publiques
africaines réduit la portée des programmes mis en œuvre pour leur
modernisation et peut être la source de crises politiques anéantissant les résultats
des projets de consolidation de l’état de droit.
Cela s’explique, entre autres, par le
fait que les fonctions publiques africaines cristallisent et canalisent toutes
les tensions sociales. Dans un contexte caractérisé par la faiblesse du
secteur privé incapable, dans la plupart des cas, de créer des emplois
durables, l’Administration est le plus grand employeur.
Du coup, les fonctions publiques deviennent le réceptacle des mécontentements
et des frustrations de la société : des conflits s’éternisent et
bloquent de nombreuses réformes ; des plans de modernisation sont
abandonnés ou réévalués, alors même que des partenaires au développement
auraient déjà manifesté l’intention de les soutenir.
Face à cette situation, l’OFPA, soucieux d’apporter sa
contribution à la prévention et à la résolution des conflits sociaux par
le dialogue et la concertation a élaboré un Règlement
de médiation sociale adopté par la 4ème Conférence des
ministres chargés de la Fonction publique, à Bamako (Mali) le 18 décembre
2002.
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Ses principes de base
Instrument volontaire, le Règlement de médiation
sociale de l’OFPA, peut être signé par les Ministres chargés de la
fonction publique et les partenaires sociaux qui recherchent une solution
amiable à leurs différends. Le Règlement s’applique aux conflits
collectifs de travail.
Le Règlement ne remplace évidemment pas les mécanismes et procédures
de règlement des conflits existants, mais s’ajoute à eux.
Dans certains cas, les protagonistes peuvent préférer recourir à
l’OFPA, organisme extérieur, non impliqué dans leurs affaires internes,
pour leur proposer des solutions à leurs conflits. Pour être applicable dans
une Administration déterminée, le Règlement doit avoir été signé par le
ministre chargé de la fonction publique, et au moins un partenaire social.
ð
Ses
mécanismes
Le Règlement de médiation sociale de l’ OFPA repose sur trois
organes :
·
Le Comité de médiation institué au siège de l’OFPA
est présidé par le Secrétaire Permanent, assisté d’experts en matière
de résolution pacifique des conflits sociaux. Il conçoit et élabore les
outils de la mise en œuvre de la médiation, élabore le programme de
formation des médiateurs et encadre leurs actions de formation.
·
La Commission ad hoc de médiation, constituée
dans chaque Etat signataire du Règlement, est un organisme paritaire. Présidée
par le mandataire de l’OFPA qui fait office de Secrétaire, elle comprend,
à parité, des représentants de l’Administration et des partenaires
sociaux.
·
Le Réseau des médiateurs de l’OFPA est
constitué d’ experts en médiation formés par l’OFPA, ou agréés par
son Comité de médiation, inscrits au tableau par sections, compte tenu de
leurs domaines d’intervention.
ð
La procédure
En cas de conflit, les signataires du Règlement saisissent la Commission ad
hoc d’une demande de médiation. Un protocole, comparable au compromis
d’arbitrage leur est alors proposé, et contient tous les détails de la
procédure à suivre.
Par cet outil consensuel, l’OFPA entend apporter dans les fonctions
publiques sa contribution à la paix sociale sans laquelle aucune réforme ne
peut être entreprise, ni maintenue. Le texte du Règlement de médiation
sociale de l’OFPA est disponible sur son site www.ofpa.net
Professeur
Jacques Mariel Nzouankeu
RAPPORT ANNUEL DU PNUD Dans le rapport annuel
2003, le PNUD rappelle sa mobilisation pour remédier aux fractures
mondiales et l’orientation de ses activités vers les huit
objectifs du Millénaire pour le développement ( OMD) : réduire
la pauvreté extrême et la faim,
assurer
l’éducation primaire pour tous, promouvoir l’égalité des sexes et
l’autonomisation des femmes, réduire la mortalité
des enfants de moins de cinq ans, réduire les trois quarts le taux de la
mortalité maternelle, lutter contre le En dépit des progrès de la démocratie dans le monde, de la montée en puissance des acteurs de la société civile, des avancées technologiques, on constate que, pour certains pays, le processus du développement s’est inversé après des décennies de progrès. Cinquante-quatre pays sont plus pauvres en 2003 qu’ils ne l’étaient en 1990. Dans le cadre de la réforme du PNUD, un réseau mondial d’une centaine de spécialistes de politiques publiques a été mis en place dans neuf centres de ressources sous-régionaux ( SURF- Sub-regional resource facilities) dont trois en Afrique ( Dakar, Addis Abeba et Harare), deux en Asie ( Bangkok, Katmandou), deux en Amérique centrale ( Panama, Port of Spain), un en Europe ( Bratislava) et un au Proche Orient ( Beyrouth). Avec les moyens de réseaux électroniques, les SURF relient maintenant des milliers de participants et appuient la diffusion rapide des meilleures pratiques. Six domaines d’intervention ont été identifiés : la gouvernance démocratique, la réduction de la pauvreté, la prévention des crises et le relèvement, l’énergie et l’environnement, les technologies de l’information et des communications et le VIH/sida. afin d’apporter des réponses appropriées aux cinq défis mondiaux que sont : les conflits et les catastrophes naturelles, le développement humain et économique, la construction de la nation, les ressources durables et l’environnement et les maladies infectieuses. Présents
dans 166 pays, le PNUD appuie un vaste réseau mondial d’experts en
gouvernance démocratique. Le Centre de
gouvernance d’Oslo a été créé
pour recueillir les données et diffuser les recherches sur la bonne
gouvernance en tant qu’instrument de lutte contre la pauvreté. Ce Centre mènera
ses travaux avec les instances gouvernementales, les partis politiques et ONG
et donnera une priorité aux questions relatives à
l’accès à la justice, à la société civile, aux droits de l’homme et
à la prévention des conflits. CONSEIL DE PAIX ET DE SECURITE - Un Symposium « E-learning for sustainability- African local governments building their capacity for change », se tiendra à Windhoek, du 4 au 6 mars 2004. Il est organisé par The international Council for local environmental initiatives ( ICLEI) de Fribourg. Pour les inscriptions consultez : training-centre@iclei.org - La réunion du Groupe Sud à Maputo, mi-mars 2004, sur le thème des projets d’appui à la gouvernance et à l’Administration publique. - Le XXVI ème Congrès international des sciences administratives de l’ Institut international des sciences administratives se tiendra au Centre des congrès Coex de Séoul du 14 au 18 juillet 2004 et aura pour thème « E-Gouvernance : Défis et chances pour la démocratie, l’Administration et le Droit ». Pour les projets de communications et inscriptions, consultez le site de l’IISA – www.iiasiisa.be - L’amélioration de l’accueil des usagers dans l’administration, Rapport de la documentation française, www.ladocumentationfrançaise.fr/brp. - Le Forum de l’administration électronique du secteur public s’est tenu à Paris les 17 et 18 décembre 2003, www.forumadministrationelectronique.com - La première phase du Sommet mondial sur la Société de l'information s’est tenue à Genève du 10 au 12 décembre 2003. www.wsis-online.net/ et www.itu.int/wsis/index-fr.html - « Les usages de la gouvernance et de la gouvernementalité » par John Crowley – Critique internationale, n° 21, oct. 2003 - Le Rapport annuel 2003 du PNUD « L’expérience du développement aux quatre coins du monde », est consultable sur le site www.undp/org/annualreports
www.ofpa.net
et www.diplomatie.gouv.fr
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