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Cotonou, (Bénin) 09 au 11 juillet 2002
Monsieur l'Ambassadeur de France ;
Monsieur le Secrétaire Permanent de l'OFPA ;
Mesdames et Messieurs les éminents professeurs et chercheurs ;
Mesdames et Messieurs,
C'est pour moi un réel plaisir de vous accueillir à l'Observatoire des Fonctions Publiques Africaines (OFPA), à l'occasion de ce séminaire régional sur le thème : " la Gouvernance au Sud ".
Je souhaite la bienvenue au Bénin à tous les participants à ce Séminaire, aussi bien à celles et ceux qui découvrent ce pays pour la première fois, qu'à ceux qui y reviennent une fois encore, pour participer à des rencontres comme celle-ci.
Mesdames et Messieurs,
Tous les pays, notamment ceux en développement, ont compris, depuis plus d'une décennie, qu'on ne peut plus gouverner comme par le passé, et que les contraintes nouvelles qui pèsent sur les relations internationales conduisent à changer le mode de pilotage de l'État.
Un nouveau concept, la gouvernance, a alors été inventé pour désigner cette nouvelle orientation. Vous êtes réunis ici pour réfléchir aux conditions dans lesquelles elle est appliquée, ou devrait être appliquée au Sud.
Cette approche suggère par elle-même que la pratique de la gouvernance dans nos pays n'a pas donné les résultats escomptés, et c'est une évidence que les résultats que nous avons obtenus dans ce domaine sont nettement en deçà des efforts que nous avons déployés.
Réfléchir à la manière dont il faut réorienter la gouvernance pour mieux l'adapter aux préoccupations du Sud, entreprendre une telle réflexion au Sud même, est une démarche qu'il me plait ici de saluer.
Mesdames et Messieurs,
Parmi les nombreux chantiers que vous allez visiter au cours de ce séminaire, deux me semblent déterminants comme exigence d'une bonne gouvernance dans nos pays.
Le premier, c'est ce que nous appelons l'approche participative de la gestion administrative. En effet, la bonne gouvernance implique, entre autres, que soient mises en harmonie les relations entre les gouvernants et les gouvernés, l'administration et les administrés, les individus et les collectivités.
Cela conduit à préférer la concertation aux décisions unilatérales, à rechercher le compromis, et à permettre aux citoyens d'accéder aux sources d'information.
C'est la raison pour laquelle la Conférence des Forces Vives de la Nation organisée au Bénin en 1990, avait fait de l'Administration participative, un pilier fondamental de la réforme administrative.
Le second chantier, c'est la récurrence des conflits sociaux. En effet, malgré nos efforts d'associer nos partenaires à la gestion des affaires publiques, les conflits sociaux, notamment dans la Fonction publique persistent, et, souvent, remettent en cause des années d'efforts de modernisation de l'Administration.
La technique de 1a médiation mérite d'être approfondie si elle peut permettre d'améliorer la gestion concertée, prévenir, gérer, ou résoudre de tels conflits.
Mesdames et Messieurs,
Je voudrais terminer en exprimant mon souhait de voir notre Observatoire des Fonctions Publiques Africaines prendre un nouvel envol, probablement après une restructuration, de manière à mieux accomplir ses missions, parmi lesquelles, désormais, devraient figurer les questions de gouvernance.
Je suis pour ma part disposé à oeuvrer dans ce sens.
C'est également le lieu ici de féliciter une fois de plus le Secrétaire Permanent, à qui j e renouvelle mon appui et mon soutien, pour sa persévérance, ainsi que les efforts qu'il déploie pour administrer cette structure dans un contexte et un environnement difficiles.
Je forme enfin l'espoir que les recommandations de votre séminaire permettent aux décideurs politiques de nos pays d'améliorer les performances de nos Administrations.
C'est sur cette note d'espoir que je déclare ouvert le séminaire régional organisé par l'Observatoire des Fonctions Publiques Africaines (OFPA), sur le thème : La gouvernance au Sud.
Je vous remercie pour votre aimable attention.
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