Cotonou (Bénin), du 14 au 16
janvier 2004
ALLOCUTION D'OUVERTURE DU MINISTRE DE LA FONCTION PUBLIQUE, DU TRAVAIL ET DE LA REFORME ADMINISTRATIVE DU BENIN Madame Christine DESOUCHES, Délégué aux Droits de l'Homme et à la Démocratie de l'Agence Intergouvernementale de la Francophonie, Mesdames et Messieurs, Je voudrais avant tout propos souhaiter la bienvenue à tous nos partenaires au développement ici présents et profiter de l'heureuse occasion qui m'est offerte en ce début d'année 2004 pour vous présenter mes meilleurs voeux de santé, de prospérité et surtout de réussite pour notre Institution commune, l'OFPA. Mesdames et Messieurs, En effet, la 12ème Session du Conseil d'Administration de notre Observatoire doit être l'occasion de réfléchir sur son avenir, et de discuter sans complaisance, des voies et moyens de relancer ses activités. Rappelons, que c'est ici à Cotonou, le 5 novembre 1991, que les Ministres chargés de la Fonction Publique de vingt-trois Etats africains, ou leurs délégués et représentants, adoptaient un document historiques appelé "Initiative de Cotonou", et, par la même occasion, signaient la Motion de Création de l'Observatoire des Fonctions Publiques Africaines. Il n'est pas sans intérêt de rappeler que cette Motion était également signée par des partenaires au développement et des bailleurs de fonds parmi lesquels on peut citer la France, le canada, le Secrétariat Général des nations Unies, le programme des nations Unies pour le Développement, la Commission des Communautés Européennes, la Banque Mondiale, le Fonds Monétaire International et le Bureau International du Travail. L'Initiative de Cotonou ainsi que la Motion de création de l'OFPA constituaient un extraordinaire manifeste d'espoir et de foi des africains de relever les défis du développement dans le domaine de l'Administration publique. Présageant ce que le NEPAD est en passe de devenir, c'était déjà pour les Etats, l'engagement de se prendre en charge et ainsi de se poser en interlocuteurs crédibles face aux partenaires au développement. Mais l'autre face de cet événement ne doit pas être occultée, à savoir, qu'il s'agissait de l'engagement des mêmes partenaires d'accompagner ce mouvement sur un chemin et par des voies dont ils ne pouvaient ignorer qu'ils sont semés d'embûches, ce qui signifie que les objectifs définis d'un commun accord, ne pourraient être atteints que dans le cadre d'une collaboration et d'une coopération s'inscrivant dans la durée. Or, voici qu'à peine une décennie plus tard, le doute s'est installé aussi bien dans les esprits des Etats membres de l'OFPA que des partenaires : les contributions et les appuis se sont rétrécis comme peau de chagrin, et de toutes les parts montent des angoisses et des interrogations sur l'avenir de l'OFPA. Mesdames, Messieurs, C'est cette situation que nous devons redresser. Et le maître mot auquel nous devons tous réfléchir pour atteindre cet objectif, c’est la restructuration de l’OFPA.En effet, la Lettre du Groupe Sud en son n° 8 en fait écho à juste
titre. D’une part, tout le monde est d’accord pour dire que l’OFPA est nécessaire,
voire indispensable en tant que structure africaine dédiée à la Coopération
Sud-sud, reconnue sur le plan international pour la mise en œuvre de programmes
de modernisation de l’Administration. Mais d’autre part, on est surpris par
la faible mobilisation des Etats, malgré des engagements répétés et réaffirmés,
dès lors qu’il s’agit de soutenir financièrement cette Institution, ou même
de l’impliquer dans la réflexion et les actions de modernisation des
Administrations publiques. C’est la raison pour laquelle les instances de l’OFPA, en commençant
par son Conseil d’Administration, doivent proposer une restructuration de l’Institution
pour lui permettre de bénéficier du soutien massif des partenaires, et de
diversifier ses sources de financements. Parmi les pistes de réflexion les plus fréquemment évoquées, on
songe à : -
l’objet de la nouvelle structure, doit-elle par exemple évoluer vers un
Institut Africain de la Gouvernance ? -
la diversification de ses zones d’intervention ; -
son ouverture à des partenaires multilatéraux, comme par exemple, les
Nations Unies, l’Organisation Internationale de la Francophonie, le PNUD ; -
ses liens avec le NEPAD ; -
l’appel à des acteurs autres que les Etats, pourquoi pas par exemple
les Universités, les collectivités locales, etc… ; -
le développement des produits informatiques de modernisation de l’Administration,
etc…
Mais, il revient au Conseil d’Administration de proposer le principe de
cette restructuration à la Conférence des Ministres, et de donner au Secrétaire
Permanent, la base légale de l’élaboration des études et autres
documents préparatoires dont la Conférence des Ministres sera saisie.
Je ne doute pas que vous aborderez ces débats avec sérénité et
responsabilité, et que cette 12ème session ordinaire du Conseil
d’Administration concrétisera pour notre Observatoire , le début d’une ère
nouvelle marquée par le triomphe des objectifs de modernisation de nos
Administrations publiques.
Pour terminer, je voudrais, messieurs les Administrateurs, vous remercier
pour votre disponibilité.
Je remercie les partenaires au développement, singulièrement la France,
je salue très particulièrement Madame DESOUCHES pour sa présence permanente à
nos cotés et à travers elle, l’Organisation Internationale de la
Francophonie. Je ne saurais passer sous silence le Programme des Nations unies
pour le Développement, pour l’intérêt qu’ils portent à notre
Institution.
Je suis persuadé que le nouvel édifice dont vous poserez ici la première
pierre, attirera d’autres partenaires, toujours disposés à soutenir des
initiatives allant dans le sens de l’intégration régionale.
Je réitère enfin mon soutien au Secrétaire Permanent et à son équipe, chargés
en dernière analyse, de conduire les changements importants qui s’annoncent.
C’est sur ces mots que je déclare ouverts, ce mercredi 14 janvier 2004, les
travaux de la 12ème Session
ordinaire du Conseil d’Administration de l’Observatoire des Fonctions
Publiques Africaines (OFPA).
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